samedi, 04 mars 2006

LE BOOM DES SERIES EN DVD

Le DVD est devenu aujourd'hui une valeur sûre. Le succès est constant et grandissant et aujourd'hui, tout le monde (ou presque) en possède un.
La venue des séries TV sur le support DVD est une occasion rêvée pour tous les fans de les voir dans des conditions idéales: dans l'ordre et en VO. Mais je vous propose de voir l'évolution que les séries en DVD ont connu.

Dans un premier temps, en France, seules qqs séries grand public se voient offrir le luxe de se retrouver sur la petite galette. Ainsi Urgences, Friends, X-Files, Buffy arrivent sur le support.
Parallèlement, les USA ont une politique radicalement différente: toutes les séries mêmes les plus ringardes sortent: ça va de CSI à WONDER WOMAN en passant à SHERIF FAIS MOI PEUR.
Mais le succès en France des séries donnent des idées aux éditeurs qui se décident, petit à petit à sortir des titres inédits, ou peu connu comme THE WEST WINGS, SIX FEET UNDER,... Et là oh surprise (!!!!!) c'est un vrai succès, voir même un carton. Toutes les séries peuvent alors sortir en DVD sans aucune différentiation. Il arrive même que la France soit en avance sur les USA pour la parution: LE CAMELEON ou WEST WINGS sortent bizarement d'abord chez nous avant les USA.
Aujourd'hui, les éditeurs ne sont plus frileux et édident des titres casiment inconnu du grand public: THE SHIELD, SUR ECOUTE, DR WHO (uniquement diffusé sur France 4).

Il existe aussi le support presse autrement dit les collections de séries sortant à interval régulier unqiuement chez le marchand de journaux: ALLY MC BEAL, X-FILES, BUFFY, LE CAMELEON, CHAPEAU MELON ET BOTTE DE CUIR, 24,...sont les titres édités. Rien ne semble vouloir les arrêter et on voit même aujourd'hui les séries françaises s'y mettre: MOULIN, CORDIER ou encore les grands feuilletons.
Vu l'incroyable engoument pour les séries aujourd'hui (plus qu'à n'importe quelle autre époque), on peut penser que la mode ne s'arrêtera pas.

lundi, 31 octobre 2005

NEW YORK ET/DANS LES SERIES

 DECOUVERTE DE CETTE VILLE MYTHIQUE DES USA QUI A DEPUIS LONGTEMPS UNE PLACE TRES IMPORTANTE DANS L'UNIVERS DES SERIES TV
I) NEW YORK ET LES SERIES TELES:
Aux origines de l'industrie des séries, New York est TOUT!!!! C'est là-bas que se trouve les sièges des grandes compagnies, des grandes chaînes de radio et plus tard de télé. Bref, on doit compter avec cette ville.
Un petit tour rapide dans les rues de New York vous emmènera au hasard d'une ballade à pouvoir voir les grands bâtiments des grandes chaînes de télé qui ont pignon sur rues. Ainsi, aux pieds du Rockfeller Center, vous trouverez les mythiques studios de NBC que l'on peut visiter toute la journée.
Dans les années 30, c'est donc à New York que se font les grandes émissions de radio, et la télé suivra bien sûr ce chemin quelques années plus tard.
Ainsi, le pays est pour ainsi dire coupé en 2: le cinéma à Hollywood et la télé/radio à New York.
Mais au début des années 50, une révolution s'opère: Lucille Ball, héroïne de la sitcom I LOVE LUCY décide de déménager les tournages de sa série et de les emmener à Los Angeles (c'est d'ailleurs là-bas que se tourne la plupart des séries aujourd'hui ndlr).
Aujourd'hui, on trouve encore des séries se tournant à New York. C'est le cas en particulier de certains soaps mais également de série en décors exterieur et pour lesquelles New York joue une place importante, voir primordiale. Que serait des séries comme LAW AND ORDER, NYPD BLUES, NEW YORK 911, RESCUE ME, SEX AND THE CITY sans la Big Apple. Ici la ville est non seulement le décors prinicipale mais également un personnage à part entière.
II) NEW YORK DANS LES SERIES TELES:
De tout temps, la ville de New York a été un personnage principal pour bon nombre de séries où elle a un rôle principal. C'est la ville par excellence pour la plupart des séries policières. Sa réputation de ville dangeureuse est retranscrit dans ces fictions puisque New York est sans arrêt présenté comme une ville sombre, dangeureuse alors que quiconque s'y est déjà rendu et constatera que c'est avant tout une ville qui vit en permanence. Certes, se rendre dans le Bronx ou Central Park à la tombée de la nuit peut s'avérer risquer mais cet aura sombre est toujours présente (cf MIKE HAMMER, BARETTA,...).
Mais bientôt, un nouveau visage de la ville nous est présentée et ce dans toute sa complexité. Ainsi LAW AND ORDER ou NYPD BLUES nous montrent la ville dans tous les aspects qui la compose: ses différences ethniques, religieuses,...
Rapidement, New York devient la ville de référence, celle qui bouge et des séries se construisent autour de quartiers de New York: CENTRAL PARK WEST, WALL STREET,...
Mais c'est sans conteste le 11/09 qui va changer la face de la ville à tout jamais. Comme le Vietnam avant, les attentats de New York sont présents dans tous les esprits et dans toutes les séries et se présente comme le nouveau traumatisme de tout un pays et, à travers New Yok, de toute la planète.

mardi, 11 octobre 2005

LES FEMMES DANS LES SERIES TV

Vaste sujet que celui-ci. La place des femmes dans les séries changeant que leur place dans la vraie vie. A ceci prêt qu'il semblerait que les choses avancent plus vite dans la fiction.

I LOVE LUCY:

Apparue en 1951, cette série est non seulement la première d'un genre (sitcom) mais une première sociale très peu répendue à cette époque: on nous montres en 1951 une femme moderne comme on en voit aujourd'hui; une femme qui concilie travail et ménage. Non seulement c'était qq chose de rare dans la société mais même en tant qu'actrice, Lucille Ball se démarquait à une époque où voir une femme à la télé était en soi très rare.

 


Pourtant la route est longue entre I LOVE LUCY et SEX AND THE CITY. Pendant près de 40 ans, le statut des femmes évoluera sans cesse entre femmes fortes, de caractères et femme soumise, complètement vulnérable, victime désignée. Il faudra d'ailleurs attendre assez longtemps avant de voir une femme être héroïne de sa propre série. C'est dans les années 70 que s'opérera le changement. Seule une série s'essaye à transgresser toutes ses barrières:

Plus audacieux que MISSION IMPOSSIBLE en la matière. Dans M.I, il y a certes une femme dans l'équipe mais entourée d'hommes et ne sortant pas vraiment de l'image habituelle. Dans CHAPEAU MELON... tout est changé: les 3 premières héroïnes seront à égalité avec Steed. De plus ce sont des femmes qui se battent au corps à corps avec les hommes et abordent des tenues pour le moins inhabituelles pour l'époque: pantalon en cuir, tenues sexy et provocantes. Bref le style est lancée et les changements sont en marche.
D'ailleurs, une série comme STAR TREK enrôlera dans son équipage une femme.

Mais c'est dans les années 70 que tout commence à changer. 1968 est passé par là dans le monde entier et la révolution des femmes se met en place. Petit à petit, les femmes deviennent héroïnes (DROLES DE DAMES) et vont même jusqu'à incarner des valeurs patriotiques (WONDER WOMAN), encore impensable qqs années auparavant. Mais si les séries mettant en scène des femmes héroïnes se multiplient, difficile de dire s'il s'agit vraiment d'une avancée ou d'un simple effet de mode.
Une série lancée en 1978 va à elle seule symboliser à la fois l'avancée des femmes dans la société mais aussi dans les séries:
Regardez la série de bout en bout en suivant le personnage de Sue Ellen qui est assez représentif de cette avancée: au début, Sue Ellen est une femme soumise à son mari, qui supporte ses humiliations, ses infidélités sans rien dire, préférant noyer son désespoir dans l'acool que d'affronter JR. Pourtant, au fil du temps, elle évolue, se rebelle et ne tolère plus bientôt le moindre geste de travers. A son départ, elle tient JR avec un chantage horrible. Au début, elle est à la maison et fait du shopping (très cliché!!!) pour à la fin posséder sa propre compagnie avec son nouveau mari.

L'arrivée dans les années 80 de fiction plus encrée dans la réalité va obliger les producteurs de séries à revoir leur copie. La société avance, les séries doivent avancer également. Pourtant, un genre brise depuis plusieurs années tous les tabous en la matière: le soap. Par soucis d'inspiration plus que par progrès social, ils mettent les femmes dans des situations qui les placent très en avances sur leur temps. Les 80's vont à l'inverse montrer des femmes tantôt fragile, tantôt forte mais qui sont désormais maîtresse de leur destin. Des séries comme CAGNEY ET LACEY contribuent à peindre ce portrait idyllique.

Plus de retour possible dans les années 90: non seulement on a des femmes fortes, non seulement on a des héroïnes mais en plus, elles deviennent des exemples pour toute une génération.
Ce sont des femmes de caractère qui nous sont présenter, des femmes qui savent précisemment ce qu'elles veulent et ce qu'elles ne veulent pas. Ainsi, on voit naître une flopée de séries mettant non seulement en scène des femmes mais surtout des femmes modernes: MURPHY BROWN, BUFFY, XENA, ALLY MCBEAL, et la dernière mais pas des moindres:
Les héroïnes de cette séries sont des femmes indépendantes, maitrisant à la fois leur vie professionnelle, leur vie sentimental et parlant sans tabous de leur sexualité, une premières à la télé. Dès lors tout semble permi y compris l'homosexualité féminine ( THE L WORLD). On croyait que l'on avait atteint le sommet de ce que l'on pouvait faire.
Pourtant, une fois de plus, les séries ont montré qu'elles pouvaient se montrer en avance sur leur temps en montrant la première femme Présidente des USA dans:
Un nouveau pas a été franchit. ne reculons pas et allons de l'avant.
Aujourd'hui, être une femme dans une série rapporte beaucoup de notoriété que n'importe quelle autre série. Regardez pour le cas de DESPERATE HOUSEWIVES et vous comprendrez. Les femmes y montrent leur force et leurs failles. Un vrai aboutissement!!!

 

jeudi, 22 septembre 2005

LES ADAPTATIONS DES SERIES TV AU CINEMA...ET INVERSEMENT

 

Très en vogue aux Etats-Unis depuis des années, l'adaptation de séries au cinéma nourrit parfois le tiroir-caisse des grosses majors. Je dis bien parfois parce que la recette n'est pas toujours réussit. La raison? Croire qu'une série qui a fait ses preuves à la télé marchera nécessairement au cinéma.

QU'EST CE QUI FAIT UNE BONNE ADAPTATION?

  • le choix de la série: toutes les séries ne sont pas adaptables au cinéma. C'est nottament le cas des séries dites feuilletonantes. Croire que l'on pourrait faire venir en masse le public vers X-FILES au cinéma avec une trame développé depuis 5 ans et pas terminée a été l'erreur de Chris Carter. Ne pas non plus sortir une série de son contexte, ne pas en tenir compte, peut s'avérer casse-gueule. CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR appartient pour toujours aux années 60. C'est une bonne série mais tout de même très particulières, très kitch. Pas étonnant que le public ait boudé une version pas totalememt réussi. Parmi les réussites dans le choix de la série: LES INCORRUPTIBLES, LE FUGITIF,...
  • le respect de la série: une série qui est adapté au cinéma est soit une série qui a duré à la télé, soit une série avec une grande renommée. Dans les deux cas, il y a un public qui attend. Si vous changez l'âme de la série juste pour faire un coup, vous ne faites pas une adaptation. MISSION IMPOSSIBLE a cartonné au cinéma mais niveau adaptation, on repassera. Et imaginez la colère des fans en voyant Jim Phelps transformé en traitre!!!! Pour MA SORCIERE BIEN AIMEE, c'est pareil. Que l'on veuille ou pas, pour toujours c'est Samantha et Jean-Pierre. Il ne faut jamais oublier non plus que si vous réduisez l'évolution d'un personange d'une série, développé sur X années et que vous le concentrer en 90 minutes, vous oubliez des choses et vous faites des raccourcis. Le résultat est forcemment négatif.
  • le concept de la série: une série qui cartonne ne veut pas dire un concept révolutionnaire. Par exemple, recemment, on parlait de faire au cinéma MAGNUM avec Georges Clooney ou L'HOMME QUI TOMBE A PIC (toujours avec lui): la première restera une simple série policière des années 80 (très bonne mais c'est pas le problème) et la seconde une vulgaire série pop-corn. Est ce que le concept est assez fort pour passer le cap du cinéma? Pas sûr! Même LOST ne serait surement aussi bien au cinéma; ALIAS ne serait qu'un James Bond au féminin. Na pas adapter pour adapter est finalement la meilleure des règles.

La transposition des séries au cinéma étaient valables à une époque où les séries étaient considérées comme un sous-genre qui devenaient réelles en passant sur grand écran. Mais est ce toujours vrai à une époque où la télé produit souvent des séries du niveau de films de cinéma? Pas sûr!!!!!

DU CINEMA A LA TELE:

Il arrive parfois qu'un film marche tellement bien ou qu'il fasse une si bonne série, que les producteurs (ou d'autres) décident de le mettre dans la petite lucarne. Ainsi, un film bon mais mineur peut se voir offrir une seconde chance à la télé, voir même mieux marché.

  1. NIKITA: rebaptisé NOM DE CODE NINA aux USA, le film de Luc Besson a trouvé une seconde jeunesse sur les écrans US 4 saisons durant sous la série LA FEMME NIKITA.
  2. STARGATE: petit film de SF qui a bien marché mais sans plus au cinéma, cartonne depuis 9 ans à la télé, a donné naissance à un spin-of (ATLANTIS) et est en passe de détrôner STAR TREK au rang de franchise culte de la télé. Comme quoi!!!!
  3. ROBOCOP: le parfait exemple qu'un film choc ne fait pas une bonne série à tous les coups!