mardi, 14 novembre 2006
AGATHA CHRISTIE DANS LES SERIES TELES
A l'occasion de la diffusion de "Petits meurtres en famille", je vous propose un dossier sur la romancière anglaise, mère de Hercule Poirot et de Miss Marple, et les adaptations de ses romans à la télé
Source: http://agatha.christie.free.fr/
Son sens de l’intrigue
Agatha Christie a montré, il est vrai, un autre aspect du crime, de ses causes et de la manière dont il faut s’y prendre pour le résoudre. Il ne peut être considéré, selon elle, comme un simple événement mais comme un fait expliqué par la personnalité de la victime comme de l’assassin. La recherche de la solution est donc envisageable par une recherche de mobiles, plus que d’indices, du pourquoi autant que du comment. Mais dans tous les cas, le coupable ne peut être démasqué qu’au terme d’une investigation, souvent psychologique, des antécédents de la victime et plus généralement du crime. Parfois même, on a affaire à un crime qui s’est déroulé dans le passé ; c’est alors que tout indice matériel est absent et que la résolution de l’énigme ne peut se faire que par une recherche purement intellectuelle.
Selon Agatha Christie (et plus particulièrement selon ses héros), tous les personnages du cadre, dans lequel se déroule l’action, sont ou du moins peuvent être considérés comme suspects : le lord respectable comme la femme de chambre, bonne à tout faire. Par ailleurs, la romancière exprime dans de nombreux livres que n’importe qui peut devenir assassin pour, par exemple, protéger quelqu’un d’un criminel ou tout simplement lors d’une phase d’énervement incontrôlable. D’un autre côté, l’intrigue des romans policier d’Agatha Christie peut varier considérablement, passant d’une lutte entre le bien et le mal, à l’existence de criminels internationaux ou de troubles de la jeunesse.
En ce qui concerne le cadre, on retrouve dans la plupart de ces romans l’image de la maison ou du terrain familial où se façonnent les plus terribles crimes derrière l’aspect respectable des vielles traditions anglaises. On peut remarquer ainsi que bon nombre de crime possèdent un caractère privé. Et en conclusion, Agatha Christie montre que les rôles d’auteur, de lecteur, de détective, de victime et de meurtrier sont étroitement liés et toujours susceptibles de permuter.
Hercule Poirot: http://herculepoirot.free.fr/
Certainement le héros le plus célèbre de la romancière. Maintes fois adapté avec des acteurs comme Albert Finney (LE CRIME DE L'ORIENT EXPRESS) ou le génial Peter Ustinov, le petit détective belge aux multiples cellules grises est un ravissement pour les téléspetateurs depuis que David Suchet s'est emparé du rôle en 1989, incarnant certainement à ce jour le meilleur "Poirot", le plus proche d'Agatha Christie.
Détective hors pair, il n'a pas son pareil pour déjouer les pièges des plus grands criminels, révélant toujours à la fin de l'histoire le cheminement tordu qui a permis de commettre le crime.
Caractériel, maniaque, c'est aussi un homme au grand coeur si tant est qu'il veuille bien l'ouvrir. Parmi ses amis, on compte l'inspecteur Japp ou les colonels Hastings et Race. A noter que dans le dernier roman d'Agatha Christie, Hercule poirot enquête sur un meurtre qu'il a lui même commis et le révèle avant de mourir ("Poirot quitte la scène"). On attend avec impatience de voir David Suchet tourner ce roman.
La série avec David Suchet est à ne surtout pas rater et est encore plus savoureuse en VO car David Suchet y arbord un accens français absolument délicieux.
Miss Marple:
C'est avec Poirot le second grand détective d'Agatha Christie. Mais il y a une grande différence avec Poirot. Si le petit belge affiche clairement la donne, Jane Marple n'est pas une détective, c'est une gentille mamie qui ne peut s'empêcher d'enquêter dès qu'un meurtre est commis dans le coin où elle se trouve (elle habite Ste Mary Mead). Aussi efficace que Poirot, personne ne se méfie d'elle alors qu'elle est redoutable.
Marple apparaît dans 12 romans d'Agatha Christie et Joan Hickson a tourné pour la BBC les 12 romans, interprétant la plus convaincante des Miss Marple.
22:45 Publié dans DOSSIER SERIES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 11 septembre 2006
CINEMA ET TELEVISION: LES LIAISONS DANGEUREUSES
On parle de plus en plus aujourd'hui des séries TV qui prennent une place de plus en plus importante et qui se fait souvent au détriment du cinéma (dans la production de films que dans leur diffusion à la télé).
Les séries sont-elles en train de prendre la place du cinéma? Si oui pourquoi? Pourquoi le cinéma semble-t-il connaître de grandes difficultés? Pourquoi y a t-il aujourd'hui plus de personnes du cinéma qui viennent travailler à la télé?
C'est à toutes ces questions et bien d'autres encore que va tenter de répondre ce dossier.
LA FICTION TELE: UN NOUVEL ESPACE DE CREATION ET DE LIBERTE
Merci HBO: Aux USA, la chaîne HBO est une chaîne payante qui a pendant longtemps retransmis du sport et des films. Elle a rapidement compris l'avantage de produire des séries et a rapidement proposé des séries "hors norme" comme LES CONTES DE LA CRYPTE ou DREAM ON.
Cette chaîne ne vit pas des écrans publicitaires (il n'y en a pas qui coupent les séries et les films) ce qui permet à la chaîne de développer des projets audacieux comme LES SOPRANOS, SIX FEET UNDER ou SEX AND THE CITY. Rapidement, la chaîne acquiert une solide réputation et si les audiences n'atteignent pas les scores des grosses chaînes, ses séries rafflent tout dans les cérémonies officielles genre Emmy Awards.
Cette supériorité critique pousse les grands networks à s'ouvrir à des séries moins formatées.
Quand les networks emboîtent le pas: Les grandes chaînes se lancent donc à la conquête du marché des séries de qualités suivis toujours non seulement par HBO mais aussi par l'ensemble des chaînes du câble (THE SHIELD sur FX; L WORLD sur Showtime,...).
Au début du XXIème siècle, les séries vont connaître un second âge d'or (le premier eut lieu dans les années 50-60) et les fictions de qualité se comptent par dizaine et sur tous les networks.
Aujourd'hui, avec la fin des SOPRANOS, DEADWOOD, ou peut-être ROME, HBO se trouve larguée mais la relève est assurée.
La baisse du cinéma: Depuis quelques années maintenant, le cinéma traverse une crise dans laquelle les films ne font plus recettes, le manque d'originalité des scénarios est très nettement mis en avant et les pressions économiques sont telles que la prise de risque devient minimale.
La télé a su profiter de la situation et ne pas s'endormir sur ses lauriers et a ouvert ses portes (elles n'étaient jamais vraiment fermées) aux talents du cinéma qui viennent nombreux se lancer dans l'aventure.
Aujourd'hui, beaucoup considèrent (moi en tête!!!!) que bon nombre de séries TV dépassent en qualité et en audace la cinéma. Quand on voit une série comme ROME, on se rend compte facilement et rapidement qu'elle soutient largement la comparaison avec de grands péplums comme GLADIATOR. Et que dire de DEADWOOD, magnifique illustration du grand Western.
PASSAGE ENTRE PETIT ET GRAND ECRAN:
Depuis toujours, les séries TV ont toujours eut bonne presse aux USA où elles sont considérées comme un genre noble. De nombreuses stars ont ainsi fait leur premières armes en télé avant de se lancer dans une carrière au cinéma. Jugez plutôt:
- George Clooney dans TONNERRE MECANIQUE, URGENCES
- Pierce Brosnan dans REMINGTON STEEL
- Bruce Willis dans CLAIR DE LUNE
- Calista Flokhart dans ALLY MC BEAL
(...) Et bien d'autres encore.
En France, la situation est beaucoup plus délicate car il y a une vraie tendance à snober les séries télés. En même temps, les séries télés ne sont aujourd'hui de très grandes qualités en France.
Mais il fut un temps où les stars commençaient ou passaient par la télé:
- Daniel Gelin dans LES SAINTES CHERIES
- J Claude Drouot dans THIERRY LA FRONDE
- Danièle Evenou dans MARIE PERVENCHE
Mais la situation a beaucoup changé aujourd'hui et la télé consitutue aujourd'hui soit un passage obligée soit un moyen de relancer sa carrière:
- Kiefer Sutherland dans 24
- Donald Sutherland et Geena Davis dans COMMANDER IN CHIEF
- Glenn Close dans THE SHIELD
- Martin Sheen dans THE WEST WING
- Alan Ball (AMERICAN BEAUTY) écrit SIX FEET UNDER
- Steven Spielberg écrit DISPARITIONS ou INTO THE WEST
Même les acteurs français s'y mettent:
- Roger Hanin a relancé sa carrière avec NAVARRO
- Catherine Deneuve participe à NIP/TUCK
- Depardieu joue dans LE COMTE DE MONTE CRISTO, LES MISERABLES
- Elodie Bouchez joue dans ALIAS
- Mélanie Doutey dans CLARA SHELLER
Certaines actrices se croient au dessus de ça et laissent passées des rôles sous pretexte d'ego un peu trop prononcé malgré le talent (Jeanne Moreau pour URGENCES)
L'IMAGE RENVOYEE PAR LES SERIES TV: DE K2000 A ROME:
A suivre...
11:40 Publié dans DOSSIER SERIES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 08 septembre 2006
COLD CASE: SERIE POLICIERE OU CHRONIQUE DE L'HISTOIRE AMERICAINE?
Question importante pour bien comprendre les enjeux réels de cette série passionnante et poignante
De plus, les enquêtes menées par l'équipe de Lily sont discutables: ça n'est pas toutes les affaires que l'inculpation des suspects se fait sur la base de preuves solides. Les suspects ne sont jamais accompagnés d'avocats et les ficèles du système judicaire US, si confuse dans LAW AND ORDER deviennent ici bizarrement simple. C'est par le biais de recoupements que les affaires arrivent à leur terme. Il y a fort à parier que les suspects seraient relachés devant un tribunal.
Je pense sincèrement que dans COLD CASE, les enquêtes sont un pretexte pour les auteurs à une critique et une introspection de l'Histoire Américaine depuis les années 30 jusqu'à aujourd'hui. Le but est de montrer:
Mais quand il s'agit de dénoncer, ils le font avec coup de poing. Pas question de compromis et, paradoxalement, pas question non plus de tomber dans les bons sentiments ou dans le pathos. Non, ils nous jettent à la figure des vérités qui font parfois mal mais qui sont un mal nécessaires.
16:35 Publié dans DOSSIER SERIES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 08 février 2006
LE SUPER BOWL ET LES SERIES


Le Super Bowl est l'événement télé US tous les ans à la même époque. En terme d'audiences et en terme de recettes publicitaires!!!!! Les grandes marques payent une petite fortune pour que leur spots passent durant la soirée.
Mais pour les séries, c'est aussi une réelle opportunité que d'être LA série diffusée après le Super Bowl. Je rappelle que la compétition est retransmise environs de 17h à 21h.
Les créateurs de séries soignent particulièrement leur épisode diffusé ce soir là. En 2003, ABC choisit ALIAS pour représenter la chaîne: cela donne le mythique où le SD6 est detruit. Cette année, c'est GREY'S ANATOMY qui a eut la chance de cette exposition. Alors que chaque épisode est suivit en moyenne par 20 M de téléspectateurs, ce soir là, ils étaient 38.1 M à suivre la série. Une vraie opportunité de faire de nouveaux adeptes ou de faire monter l'audience d'une série qui a du mal (ALIAS saison 2).
Et puis pour voir l'importance de cet événement, regardez le nombre de séries qui en font un épisode (FRIENDS par ex). RDV l'année prochaine pour savoir qu'elle sera la prochaine gagnante.
23:30 Publié dans DOSSIER SERIES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









